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Portrait: Etudiante en animation 3D, Julie Bijjou

Julie Bijjou, étudiante au MoPA, est passionnée par la production d’images en 3D et a effectué son stage cette année au studio CG DNEG. Le programme de stages Greenlight du DNEG offre une formation intensive dédiée, une expérience de production en direct et un mentorat avec des artistes et superviseurs. Julie, étudiante maintenant en cinquième année, nous parle de son expérience à Londres en tant que stagiaire du DNEG.

Quel a été le processus de candidature pour un stage au DNEG ?

Je suis passée par le site de DNEG pour concourir à leur programme de stage. Après avoir participé en ligne en mettant notre Showreel et CV dans un département spécifique, pour ma part Groom et Sculpt, nous devions attendre une première validation ou non de la part des recruteurs. Les candidats repêchés voyaient ensuite leur dossier examiné par des graphistes haut placés de DNEG.

Nous étions ensuite invités à passer une journée à Londres à DNEG, pour passer un entretien complet sur place. Nous étions 24 restants à ce moment là, et cette journée, bien que très stressante au début, m’a permis d’avoir une première approche dans le studio et l’ambiance qui y régnait.

Une semaine et demi plus tard, une réponse positive m’a été transmise. Nous étions seulement 5 stagiaires à avoir été retenus pour ce stage de 8 semaines.

Comment s’est déroulé votre expérience de stagiaire chez DNEG ?

Le but de ce stage était principalement de nous faire découvrir la pipeline de DNEG, leurs outils et leur workflow, dans le but de donner aux artistes en herbe une chance d’expérimenter une grande maison VFX. C’est un gain de temps pour eux de nous préparer à leur pipeline pour pouvoir ensuite en profiter pendant le stage.

A DNEG, nous avions un formateur, Jahirul Amin, un CG et VFX Trainer, compétent dans énormément de domaines de la production d’images (http://www.jahirulamin.com).

Durant nos premières semaines, il s’est occupé de nous expliquer la pipeline et les outils de DNEG à travers de multiples workshop. Pour être honnête, nous, tous les stagiaires étions perdus la première semaine. Leur organisation est tellement précise et unique, qu’il y avait énormément de choses à assimiler et à réapprendre. Mais la logique a commencé à se débloquer à partir de la deuxième semaine. Ils étaient très attentifs à notre apprentissage et expliquaient très bien comment le studio fonctionne. Ils ont également une plateforme en ligne, un peu comme un Wikipédia/Google, ou nous avions la possibilité de trouver n’importe quelle petite information par rapport à leur procédé de création, avec des vidéo tuto, ou des articles. Nous étions aussi placés stratégiquement et séparément dans des salles avec des personnes de notre domaine, donc nous pouvions poser des questions à n’importe quel moment à une personne de notre spécialisation.

Tout a été calculé et encadré pour que nous ayons le maximum de connaissances en 2 mois et nous donner envie de revenir par la suite.

Quelles étaient vos tâches principales en tant que stagiaire ?

Je pensais avoir des “tâches de stagiaire”, mais pas du tout. Ils nous ont donné à faire un projet entier pour vraiment apprendre le plus possible, et tout cela en suivant la pipeline de DNEG, donc c’était très instructif.

Notre formateur nous a attribué un groupe (de 5 stagiaires) et un projet à faire: on devait créer l’asset d’une femelle Vampire qui n’avait pas mangé depuis des centaines d’années.

J’ai été en charge du sculpt de la vampire, ainsi que de son groom. Pendant que nous faisions notre projet, nous avions le droit de participer a des dailies de vrais show en cours de production, et cela m’a permis de cerner comment les superviseurs donnaient les retakes à faire aux graphistes et à quel point ils étaient pointilleux sur chaque aspect.

Nous avions aussi sur nos calendriers différents workshops auxquels nous étions invités à participer. Ces workshops portés sur du rig de props, du procédural sur Houdini, du roto dans Nuke en compositing… et tout cela en présentant les différents outils de DNEG.

Notre formateur nous proposait aussi des sessions sur la manière de capturer du live data on set : Comment shooter une HDRI, de la photogrammétrie, capturer des textures…

Qu’avez-vous le plus appris ?

J’ai donc appris à faire du groom sur Houdini. Je ne pouvais pas espérer mieux, étant donné que c’était l’outil sur lequel je voulais tester le groom. De plus, dans la salle ou j’étais, il y avait deux Groom TD, et le Superviseur Groom. Donc dès que j’étais bloquée sur Houdini, je savais vers qui me tourner.

J’aime toujours autant le sculpt de personnages, mais c’est quelque chose que je préférerais faire dans de plus petits studios, où le côté artistique est plus présent. Toute cette expérience m’a encore convaincue de me spécialiser dans le groom.

A group of interns DNEG VFX studio

The Substance & Marvelous Designer Apparel Creation Contest: David & Diana

Ce concours nous proposait d’habiller et de texturer un ensemble de vêtement pour un modèle, David ou Diana, le tout en utilisant les logiciels Marvelous Designer et Substance Painter.

Au départ il fallait choisir une idée d’habits que l’on souhaitait faire. Je voulais faire quelque chose de dynamique et original, car la créativité était dans leurs principaux axes de jugement. L’idée d’un costume vénitien m’est vite venu à l’esprit, car avec les robes volumineuses, les grands chapeaux et les capes que proposent ces costumes, il y avait là quelque chose de dynamique à faire. De plus, la position du modèle aidait à ce que je fasse un sceptre en accessoire.

C’était un bon entraînement sur Marvelous Designer, car les costumes vénitiens sont assez complexes, avec beaucoup de “layers” de tissus (volants, dentelle, cagoule…).  Et pour que la robe et la cape rendent bien dans le mouvement, j’ai beaucoup joué sur l’effet de vent que propose le logiciel.

Sur Substance Painter, j’ai souhaité partir sur des couleurs douces, qui rappellent la nuit et un côté aérien. J’ai créé des motifs lunaires, un matériau d’or pour le côté précieux, ainsi qu’une fleur sur le haut du chapeau pour casser le côté trop “duo” des couleurs bleu et jaune.

C’était le premier concours auquel j’ai participé, et cela m’a beaucoup appris. Après l’école j’aimerais me tourner vers la création de personnages et le hair & fur. Mais le cloth m’intéresse beaucoup également, surtout après avoir participé à ce concours. »

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Venetian 3D figure winner Julie Bijjou
By |2019-12-11T14:06:31+00:00décembre 11th, 2019|Non classé|