Making of du film de fin d'études "La Dernière Tempête"
Découvrez le making of de « La Dernière Tempête », film de fin d’études de Paul MELLET, Vasilis SAVVIDES, Marguerite RUGGIRELLO, Noé DOULIÈRE, Edita KOKORIN, Amélie BAARS, diplômés de la promotion 2025 de la filière cinéma d’animation 3D.
Paul - Salut, on est l'équipe de La Dernière Tempête et on va vous présenter le making-of de notre film de fin d'étude.
Marguerite - Notre film parle d'une gardienne de phare qui s'appelle Simone. Elle est très forte dans son travail, elle adore son travail, elle aime son phare et elle travaille toute seule. Le souci, c'est qu'elle est très solitaire et, au fond d'elle, elle voudrait partir, mais elle ne s'avoue pas ses envies. Son ombre va venir l'aider à s'écouter et à partir.
Paul - Pour la direction artistique, on est parti sur un style semi-réaliste en 3D car on traite d'un drame fantastique. Cela nous permettait d'ancrer assez facilement notre histoire dans quelque chose de crédible. Pour la première partie de notre film, qui s'ancre dans un univers plus réaliste, on est allé chercher des inspirations du côté du cinéma live avec des productions à gros budget, notamment pour s'inspirer du travail sur l'optique, les flares et les mouvements de caméra. Pour la deuxième partie de notre film, qui se déroule dans un univers plus graphique, on est allé chercher des inspirations du côté du cinéma expressionniste allemand.
Marguerite - On s'est aussi beaucoup inspiré des théâtres de marionnettes ainsi que des films de Michel Ocelot, notamment Prince et Princesse. Pour la partie onirique, nous nous sommes également inspirés du photographe Alan Schaller.
Paul - On a travaillé l'histoire tous ensemble pour être sûrs qu'elle nous convienne à tous, qu'elle nous motive suffisamment pendant une année. Ensuite, on s'est réparti les tâches en fonction de nos appétences et de nos compétences. Le plus gros défi pour nous a été de prendre une direction sur la manière de traiter l'ombre, car c'était notre concept de base. Il fallait trouver quelque chose et choisir un angle d'attaque qui convienne aux six membres de l'équipe afin de rester fédérés tout au long de l'année.
Marguerite - Ce qui m'a le plus marqué dans la production, c'est le fait de modéliser le personnage à partir des concepts et de réussir à capturer son expression, qui était très marquée et très masculine, tout en lui apportant un peu de féminité. Son expression était très dure dans les concepts, ce qui était essentiel pour le personnage.
Noé - C’était également compliqué de faire en sorte que l'ombre transmette ses émotions uniquement par sa silhouette. On ne pouvait pas non plus partir sur quelque chose à la Peter Pan ou à la Disney, avec d'énormes gestes, parce que cela aurait été hors personnage. Il fallait donc trouver un juste milieu.
Paul - Cela a été un gros sujet parce que l'ombre possède deux états. Nous sommes sur un médium 3D, mais au début du film, elle apparaît en 2D avant de passer progressivement en 3D volumique. Pour réaliser cet effet, nous ne disposions pas de compétences en animation 2D. Nous avons donc entièrement travaillé en 3D et réalisé une projection de points dans l'espace selon l'angle de la caméra afin de projeter la forme de l'ombre sur des surfaces. Ensuite, nous avons effectué une interpolation de points dans l'espace pour lui redonner progressivement sa forme 3D.
Marguerite - On a beaucoup de chance de pouvoir travailler sur un film pendant un an en groupe. C'est vraiment une expérience ultra enrichissante.
Paul - Ce que MoPA nous a apporté, c'est un esprit critique. L'école nous a appris à développer notre regard.
Marguerite - On aimerait vraiment que le public retienne qu'il faut apprendre à s'écouter et que, parfois, la petite voix dans notre tête a raison.
Sommaire
Découvrez le making of du film « La Dernière Tempête »
Le making of de « La Dernière Tempête » nous plonge dans les coulisses d’un ambitieux film de fin d’études réalisé par six étudiants de 5e année de l’école MoPA. Ce film d’animation 3D raconte l’histoire de Simone, une gardienne de phare solitaire, passionnée par son métier mais incapable d’admettre son désir profond de partir. À travers la rencontre avec sa propre ombre, elle entreprend un voyage intérieur qui l’amènera à s’écouter enfin.
Entre direction artistique soignée, défis techniques innovants et réflexion sur l’écoute de soi, ce making of révèle toutes les étapes de création de ce projet collectif qui a mobilisé l’équipe pendant une année complète.
Un film d’animation 3D entre drame fantastique et quête de liberté
La Dernière Tempête est un film d’animation 3D qui explore des thèmes universels : la solitude, le changement et la capacité à écouter ses propres aspirations.
Le personnage principal, Simone, est une gardienne de phare dévouée à son travail. Forte, indépendante et profondément attachée à son environnement, elle vit pourtant un conflit intérieur. Une partie d’elle rêve de partir, mais elle refuse de reconnaître ce désir. Son ombre devient alors une représentation de cette voix intérieure qui cherche à se faire entendre.
À travers cette histoire, les étudiants ont souhaité transmettre un message simple mais puissant : parfois, la petite voix que l’on entend au fond de soi mérite d’être écoutée.
Les inspirations artistiques derrière le film
Pour construire l’univers visuel du film, l’équipe a choisi une direction artistique semi-réaliste en 3D. Ce choix permettait d’ancrer le récit dans un environnement crédible tout en laissant une place importante à la dimension fantastique de l’histoire.
Les étudiants ont puisé leurs inspirations dans plusieurs univers artistiques :
- Le cinéma live à gros budget pour les optiques, les flares et les mouvements de caméra.
- Le cinéma expressionniste allemand pour la partie la plus graphique du film.
- Les théâtres de marionnettes pour certaines intentions de mise en scène.
- Les œuvres de Michel Ocelot, notamment Prince et Princesse.
- Les photographies en noir et blanc d’Alan Schaller pour les séquences oniriques.
Cette diversité de références a permis de créer une identité visuelle forte, capable d’évoluer au fil du récit entre réalisme, rêve et symbolisme.
L’ensemble du scénario a été développé collectivement afin que chaque membre de l’équipe se sente impliqué dans le projet. Une étape essentielle pour maintenir la motivation et la cohésion pendant toute l’année de production.
La création des personnages et de l’ombre
L’un des principaux enjeux du projet concernait la création des personnages, et plus particulièrement celle de Simone.
La modélisation du personnage a demandé un important travail d’adaptation à partir des concepts graphiques. L’équipe souhaitait conserver l’expression très marquée et volontairement masculine imaginée lors des premières recherches visuelles, tout en apportant suffisamment de subtilité pour renforcer la personnalité du personnage.

Mais le véritable défi créatif concernait l’ombre.
Cette dernière devait être capable de transmettre des émotions sans visage, sans dialogue et uniquement à travers sa silhouette. Les étudiants ont dû trouver un équilibre délicat : éviter les mouvements exagérés souvent utilisés dans l’animation traditionnelle tout en conservant une expressivité suffisante pour que le spectateur comprenne ses intentions.
Ce travail d’acting et de mise en scène a constitué l’un des aspects les plus complexes du projet.
Pourquoi choisir l’école MoPA ? Une expérience de production unique
À MoPA, les étudiants consacrent leur dernière année à la réalisation d’un véritable film de fin d’études. Pendant près d’un an, ils travaillent en équipe sur un projet complet, depuis l’écriture jusqu’à la finalisation des images.
Cette expérience leur permet de développer des compétences techniques avancées en modélisation, animation, lighting, rendu et compositing, tout en apprenant à collaborer dans des conditions proches de celles d’un studio professionnel.
Au-delà de la maîtrise des outils, les étudiants soulignent également l’importance de l’esprit critique développé durant leur formation. Cette capacité à analyser une image, à défendre des choix artistiques et à faire évoluer un projet constitue un atout essentiel pour intégrer l’industrie du cinéma d’animation.
Les défis techniques du film de fin d’études
Comme tout projet ambitieux de cinéma d’animation, La Dernière Tempête a nécessité la résolution de nombreux défis techniques. Le plus important concernait la transformation progressive de l’ombre.
Au début du film, celle-ci apparaît sous une forme totalement plate, proche d’une silhouette en 2D. Au fil de l’histoire, elle évolue progressivement vers une présence volumique en 3D.
Pour obtenir cet effet, l’équipe a imaginé une solution originale. Ne disposant pas de spécialistes en animation 2D, les étudiants ont entièrement travaillé dans un environnement 3D. Ils ont utilisé un système de projection de points dans l’espace afin de créer l’apparence d’une ombre projetée sur différentes surfaces. Une interpolation progressive permet ensuite à cette silhouette de retrouver peu à peu son volume.
Ce procédé technique a demandé de nombreux tests et ajustements afin de garantir une transition fluide et crédible à l’écran.
Au-delà de la prouesse visuelle, cette transformation accompagne également l’évolution émotionnelle du personnage et participe pleinement à la narration du film.
FAQ - Making of et film de fin d'études à MoPA
Comment est réalisé un film de fin d’études à MoPA ?
Les étudiants travaillent en équipe pendant environ une année complète sur un projet original. Ils assurent toutes les étapes de production : scénario, storyboard, direction artistique, modélisation, animation, lighting, rendu et post-production. Cette organisation reproduit le fonctionnement d’un studio professionnel et permet d’acquérir une expérience concrète avant l’entrée dans le monde du travail.
Pourquoi réaliser un making of d’un film d’animation 3D ?
Le making of permet de découvrir les choix artistiques, les inspirations et les solutions techniques développées pendant la production. Il met également en lumière le travail collectif nécessaire à la réalisation d’un film d’animation 3D et aide à mieux comprendre les métiers qui composent cette industrie.
Quels défis techniques les étudiants rencontrent-ils lors d’un film d’animation 3D ?
Les défis sont nombreux : création des personnages, animation crédible, gestion des lumières, optimisation des rendus ou encore développement d’effets visuels spécifiques. Dans le cas de La Dernière Tempête, la transformation progressive de l’ombre entre une apparence 2D et une forme 3D a constitué l’un des principaux défis techniques du projet.
La Dernière Tempête illustre parfaitement la richesse d’un film de fin d’études réalisé à MoPA. Entre exigence artistique, innovation technique et travail d’équipe, ce projet démontre la capacité des étudiants à développer des univers originaux et à raconter des histoires porteuses de sens. À travers ce making of, ils partagent non seulement les coulisses de leur création, mais aussi une réflexion universelle sur l’importance de s’écouter et d’oser suivre son propre chemin.
Et si vous aussi vous souhaitez apprendre à créer des films d’animation 3D au sein d’une école reconnue internationalement, alors rejoignez l'école MoPA !
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