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Making of de « Sans Contact » : les coulisses d'un film de fin d'études en 3D

Découvrez le making-of de « Sans Contact », film de fin d'études de Romain MAYRAND, Florence SIMON, Corto CARRIERE, Anaëlle BOYER, Mathis LOUDJANI, Louis LEPESANT et Quentin PISAPIA, diplômés de la promotion 2026 de la filière cinéma d'animation 3D de l'école MoPA.

Salut, on est la team de Sans Contact et aujourd'hui, on va vous présenter notre making-of ! Notre film, Sans Contact, raconte l'histoire d'un couple, Jade et Noah, en randonnée dans le désert. La tension monte à cause des conditions extrêmes et de leurs différences de tempérament. Tout bascule lorsque Jad s'aventure toute seule dans des failles et que Noah part à sa recherche. Le message du film est le suivant : c'est lorsqu'on a peur de perdre quelqu'un qu'on réalise à quel point on tient à lui. C'est à partir de cette idée qu'on a développé le film.

En préproduction, j'ai participé à l'écriture du scénario avec tous mes camarades, particulièrement au développement des deux personnages, qu'il a fallu écrire comme de vraies personnes pour qu'ils soient crédibles et attachants. En production, je me suis plutôt occupé de tout ce qui concerne l'anatomie des personnages, puis de l'animation, accompagnée de prises de références en acting.

Moi, en préproduction, j'étais sur le character design : imaginer à quoi allaient ressembler les personnages. Ensuite, en production, je me suis occupé du sculpt, de la retopologie, du surfacing et du groom. Tout ce qui concerne les personnages, j'étais dessus.

Moi, j'étais en charge de modéliser, de texturer et de m'occuper des environnements.Sur le film, j'ai pu concevoir les différents environnements : un désert, une faille et un gouffre. Des environnements très vastes, mais aussi très renfermés, dans lesquels les personnages se sentent souvent oppressés.

Le gros défi, c'était que les environnements servent l'histoire, sans être trop extraordinaires au point de nous détacher des émotions des personnages. Il fallait vraiment qu'ils englobent nos personnages et qu'ils exacerbent leurs émotions.

À travers ce film, nous avons voulu transmettre plusieurs émotions. D'un côté, à travers Jad, l'émerveillement et la curiosité. De l'autre, à travers Noah, l'angoisse et la peur de perdre un proche.

Ça passe en premier lieu par un rig assez complet, surtout au niveau du visage, pour permettre de retranscrire les émotions et de travailler le lip-sync. Pour accompagner ça, on a fait appel à des comédiens qui nous ont aidés à prendre des références d'acting, sur lesquelles on s'est ensuite basés pour tout le travail technique d'animation.

On a tenté de représenter l'absence de quelqu'un à travers nos deux personnages. Dès qu'on se concentre sur l'un d'eux, on montre, grâce à ses émotions et à son comportement, ce qu'il ressent d'avoir perdu son partenaire. Et inversement, quand on revient sur l'autre personnage.

Je dirais que notre film se différencie des autres par le fait que la relation entre les personnages est assez commune, universelle, presque simple, alors que les décors sont surprenants. On ne sait jamais trop où on va atterrir. Il y a ce parallèle entre la relation des personnages et les décors.

On aborde un sujet complexe, qu'on retrouve plus souvent dans des longs-métrages. On a réussi à l'adapter à un format plus court pour notre film de fin d'études.

C'est surtout en préproduction que ça se joue, notamment au moment du storyboard. C'est là qu'on vient regarder toute l'articulation du film et voir comment les plans fonctionnent les uns après les autres.

Dans nos références pour le film, en matière de décors, on avait Bilby, un court-métrage de DreamWorks. Il se déroule dans le désert, donc c'était une bonne référence, notamment pour les sols.

On avait aussi Rango, pour le rapport entre les personnages et les environnements. Les environnements sont très réalistes. Pour les personnages, il y avait aussi Les Rats de Mason, de Love, Death & Robots, notamment pour les textures très réalistes. Ce sont ces trois références qui représentent le mieux le film. On s'est aussi inspirés de lieux réels, comme de nombreux déserts rocailleux ou encore Antelope Canyon, en Arizona, pour concevoir nos failles.

Dans le film, on a rencontré deux principaux défis. Le premier, c'était l'animation, parce qu'on réalise sept minutes de film, avec des dialogues, et qu'on n'a que deux animateurs. Pour eux, c'était vraiment un très gros défi. Le deuxième, c'était les environnements. On en avait beaucoup, donc il y avait une grosse mise en place à faire.

Je dirais qu'on a eu un processus assez lent. Les images sont arrivées assez tard parce qu'on avait beaucoup de travail d'organisation en amont. Les moments où les images sont enfin sorties ont donc été particulièrement marquants.

Dans ce film, c'est surtout la distance psychologique et physique qui prend de la place à l'écran. Notamment dans l'un de nos premiers plans, qui est immense, où les personnages sont tout petits. Il y a une énorme distance entre eux, une distance qu'on va entretenir tout au long du film et qu'on arrivera peut-être à briser dans les derniers plans.

Ce qu'on a voulu transmettre comme émotion, c'est le stress, jusqu'au dernier moment, de savoir si nos personnages vont se retrouver ou non. Ça m'a tout de suite fait penser au moment où on perd ses parents dans un supermarché. Les rayons deviennent alors de grands couloirs de plusieurs kilomètres, très oppressants, et chaque bruit devient une menace, alors qu'on est simplement dans le rayon des chips ! Si le public ressent la même chose que moi au supermarché quand j'avais cinq ans, ça me va !

Ce qu'on peut souhaiter à notre film pour la suite, c'est d'aller le plus loin possible, de voyager un maximum à travers différents festivals et puis de marquer les gens.

 

Comment raconter la peur de perdre un être cher à travers un film d'animation 3D ? C'est le défi relevé par les étudiants de MoPA avec « Sans Contact », un film de fin d'études de sept minutes qui suit un couple en randonnée dans le désert. Entre décors monumentaux, personnages expressifs et tension dramatique, ce projet explore les émotions humaines à travers une aventure visuelle. Dans ce making of, les étudiants dévoilent les coulisses de leur création, de l'écriture du scénario à l'animation des personnages. Découvrez comment ils ont donné vie à cette histoire et surmonté les défis artistiques et techniques de leur film de diplôme.

 

Sommaire

 

Découvrez le making of du film « Sans Contact »

Réalisé dans le cadre de leur film de fin d'études à MoPA, « Sans Contact » raconte l'histoire de Jade et Noah, un couple parti en randonnée dans un désert rocailleux. Les conditions extrêmes et leurs différences de tempérament font progressivement monter la tension. Lorsque Jade s'aventure seule dans des failles rocheuses, Noah part à sa recherche.

À travers cette séparation, les étudiants explorent une émotion universelle : la peur de perdre quelqu'un que l'on aime. Leur objectif est de montrer comment l'absence de l'autre peut transformer notre perception du monde et révéler la force de nos sentiments.

Dans leur making of, les étudiants présentent les différentes étapes de création du film : écriture, character design, modélisation, création des décors, rigging et animation. Ils expliquent également comment leurs choix artistiques et techniques ont permis de renforcer l'intensité émotionnelle du récit.

 

Voir le film

 

Un film 3D sur la peur de perdre un être cher

Avec « Sans Contact », les étudiants ont choisi de raconter une histoire intime dans un environnement spectaculaire. Le contraste entre la simplicité de la relation amoureuse et l'immensité du désert constitue l'un des principaux partis pris du film 3D.

Le scénario repose sur deux personnages aux tempéraments différents. Jade incarne la curiosité et l'émerveillement face à l'inconnu, tandis que Noah exprime davantage l'inquiétude et la peur de perdre sa partenaire. Cette opposition permet de construire une tension dramatique qui accompagne le spectateur tout au long du film. Les étudiants ont notamment travaillé sur la distance physique et psychologique entre les personnages. Certains plans très larges les montrent minuscules au milieu du désert, accentuant leur isolement.

Le travail de préproduction a joué un rôle essentiel dans cette construction narrative. Dès le storyboard, les étudiants ont étudié l'enchaînement des plans, les cadrages et le rythme du récit pour maintenir le suspense jusqu'aux dernières séquences. Le défi était également de traiter un sujet émotionnel complexe dans un format court, sans perdre la profondeur de la relation entre les personnages.

 

extrait du storyboard

 

 

Des personnages expressifs pour transmettre les émotions

Dans ce film de fin d'études, la crédibilité des personnages repose autant sur leur écriture que sur leur conception graphique et leur animation.

Dès la préproduction, les étudiants ont travaillé sur le character design, c'est-à-dire la création de l'apparence des personnages. Ils ont ensuite développé leurs modèles 3D à travers plusieurs étapes : sculpture numérique, retopologie pour organiser la géométrie, surfacing pour définir l'apparence des surfaces et groom pour créer les cheveux et autres éléments pileux. Mais le principal enjeu était de rendre les émotions perceptibles à l'écran. Pour cela, l'équipe a développé un rig facial complet, un système de contrôle permettant aux animateurs de manipuler les expressions du visage et de synchroniser les mouvements des lèvres avec les dialogues, une technique appelée lip-sync.

Les étudiants ont également fait appel à des comédiens pour réaliser des prises de références d'acting. Ces séquences filmées leur ont servi de base pour observer les gestes, les attitudes et les expressions nécessaires à l'animation. Le résultat recherché : faire ressentir au spectateur l'angoisse de Noah, la curiosité de Jade et, surtout, le manque provoqué par leur séparation.

 

planche de chara design

 

Des environnements 3D au service de l'histoire

Le désert occupe une place centrale dans « Sans Contact ». Loin d'être de simples décors, les environnements participent directement à la narration et à la construction des émotions.

Les étudiants ont imaginé trois grands types d'espaces : un désert ouvert, des failles rocheuses et un gouffre. Ces lieux alternent entre immensité et enfermement, créant des sensations contrastées pour les personnages comme pour le spectateur. La direction artistique s'appuie sur plusieurs références cinématographiques :

  • « Bilby », court-métrage de DreamWorks, pour ses environnements désertiques et le traitement des sols.
  • « Rango », pour la relation entre les personnages et les décors réalistes.
  • « Les Rats de Mason », épisode de la série « Love, Death & Robots », pour le réalisme des textures des personnages.
  • Antelope Canyon, en Arizona, et différents déserts rocailleux pour la conception des failles et des formations rocheuses.

L'un des défis majeurs consistait à créer des environnements impressionnants sans détourner l'attention du spectateur de l'histoire. Les décors devaient accompagner les émotions des personnages, et non prendre le dessus sur elles. Ce travail sur les volumes, les textures et les cadrages permet de transformer le paysage en véritable outil narratif. Plus les personnages semblent petits face aux espaces qui les entourent, plus leur solitude et leur vulnérabilité deviennent perceptibles.

 

plan de recherche pour les environnements

 

 

À retenir : les choix artistiques de « Sans Contact »

  • Une histoire centrée sur la séparation et la peur de perdre un proche.
  • Deux personnages aux tempéraments opposés pour construire la tension émotionnelle.
  • Des environnements inspirés de paysages réels et de références cinématographiques.
  • Un travail approfondi sur les expressions faciales et l'animation pour transmettre les émotions.

 

Les défis techniques d'un film de diplôme en animation 3D

La réalisation de « Sans Contact » a confronté les étudiants à deux défis majeurs : l'animation des personnages et la création des environnements. Avec sept minutes de film, des dialogues et seulement deux animateurs, la charge de travail en animation était particulièrement importante. Chaque mouvement, expression et interaction devait être conçu pour servir le récit tout en respectant les contraintes de production.

La diversité des environnements représentait un autre enjeu. Le désert, les failles et le gouffre nécessitaient un important travail de modélisation et de texturing, mais aussi une coordination entre les différentes étapes de fabrication. Les étudiants expliquent que le projet a nécessité une longue phase d'organisation avant de voir apparaître les premières images finalisées. Ces moments ont constitué des étapes marquantes dans la réalisation du film. Ce film de diplôme leur a permis de mobiliser des compétences complémentaires, de l'écriture à l'animation, tout en apprenant à gérer les contraintes d'une production collective.

Au-delà de la technique, l'équipe partage une ambition commune : faire voyager « Sans Contact » dans les festivals et réussir à marquer les spectateurs par son histoire.

 

 

FAQ – Making of et film de fin d'études à MoPA

Qu'est-ce qu'un making of de film d'animation 3D ?

Un making of présente les coulisses de la création d'un film, depuis l'idée initiale jusqu'aux images finales. Il permet de comprendre les choix narratifs, artistiques et techniques de l'équipe. Celui de « Sans Contact » revient notamment sur l'écriture, les personnages, les décors et les défis d'animation rencontrés par les étudiants de MoPA.

De quoi parle le film de fin d'études « Sans Contact » ?

« Sans Contact » raconte l'histoire de Jade et Noah, un couple séparé lors d'une randonnée dans le désert. Ce film 3D explore la peur de perdre un être cher. Les étudiants utilisent les paysages, les cadrages et les expressions des personnages pour traduire cette émotion à l'écran.

Quelles techniques d'animation 3D ont été utilisées pour « Sans Contact » ?

Les étudiants ont travaillé sur le character design, la modélisation, le surfacing, le groom, le rigging et l'animation. Ils ont également utilisé des références d'acting réalisées avec des comédiens. Ces techniques ont permis de construire des personnages expressifs et des environnements cohérents avec l'histoire.

Où regarder le film de diplôme « Sans Contact » ?

Le film « Sans Contact » est accessible sur le site internet de l'école MoPA et sur YouTube. Il permet de découvrir le résultat du travail collectif des étudiants et les choix de mise en scène présentés dans leur making of.

 

Le making of de « Sans Contact » révèle comment les étudiants de MoPA ont transformé une histoire universelle en un film d'animation 3D mêlant émotion, narration et maîtrise technique. De l'écriture des personnages à la création des environnements, chaque étape contribue à renforcer l'intensité du récit. Ce film de fin d'études illustre aussi l'importance du travail collectif dans la réalisation d'un projet d'animation.

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